A propos des pompes à chaleur

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A propos des pompes à chaleur

Bien qu’elles ne puissent prétendre à régler tous les défis que pose la transition énergétique, elles sont néanmoins un atout de taille pour respecter les engagements de la France concernant la réduction d’émissions de gaz à effet de serre.

Les fluides frigorigènes employés évoluent rapidement, ne laissant du risque de disparition de la couche d’ozone qu’un mauvais souvenir, et permettant d’envisager dans un proche avenir l’utilisation de CO2 comme fluide.

Une source d’énergie décarbonée (ou presque)

Contrairement aux chaudières à gaz ou à fuel, qui rejettent du CO2, elles utilisent comme source primaire l’électricité, et celle-ci est dans notre pays majoritairement d’origine nucléaire… Une énergie qui pose la question du stockage long des déchets, bien sûr : seront-ils stockés dans des couches suffisamment stables pour qu’elles soient toujours protectrices dans 100 000 ans ?.. Et dans 100 000 ans, leur radioactivité aura-t-elle suffisamment baissé pour être négligeable par rapport à la radioactivité naturelle ? De vraies questions, certes, mais l’urgence qui nous occupe est de savoir si notre espèce existera toujours dans 1 000 ans étant donné le rythme du changement climatique. Un changement provoqué par le CO2… Un gaz que n’émettent pas ces centrales, sauf lors de l’extraction de l’uranium qui leur est nécessaire.

On pourrait bien arguer que l’éolien devrait remplacer le nucléaire. Un beau projet. Mais la centrale de Saint-Alban dispose de deux tranches de réacteurs de 1300 MWh chacune. Elle produit à elle-seule près de 30% des besoins de toute la région Rhône-Alpes. Il faudrait près de 900 éoliennes de 3MWh (d’une centaine de mètres de haut) pour avoir une puissance équivalente… quand il y a du vent ; mais pas trop, sinon elles se mettent en sécurité. Pour compenser cette activité transitoire, il en faudrait en réalité quatre fois plus, soit 3 600 pour obtenir la même production énergétique annuelle. Un pari osé, quand on sait les difficultés pour trouver les sites qui les acceptent : à titre d’exemple, le parc du Pilat – qu’on ne pourrait a priori pas taxer d’hostile à l’écologie -, a refusé toute implantation d’éolienne… Sans compter que leur fonctionnement est transitoire et qu’on ne peut pas stocker l’électricité en grande quantité.

Un choix assumé

Pour résumer, si je propose cette solution pour la production de chaleur, c’est que j’y crois. Elles utilisent une énergie relativement neutre en carbone, et elles y ajoutent les calories qu’elles prennent dans l’air ambiant.

Des aides existent si vous souhaitez vous équiper. Renseignez-vous auprès de l’ADEME.

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